Île-du-Prince-Édouard

Carrefour de l’Isle-Saint-Jean
Centre Belle Alliance
Centre scolaire-communautaire Évangéline


- Carrefour de l’Isle-Saint-Jean
- Endroit : Charlottetown

Partout au Canada, on associe la région de Charlottetown à la ville où le concept de la confédération a été présenté et accepté en principe en 1864. Les Pères de la Confédération sont bien identifiés à l’édifice du parlement qui les avait accueillis en 1867. Le parlement des Pères de la Confédération est devenu une attraction touristique de première importance pour la province. L’importance pour les Acadiens de Charlottetown, capitale de l’Île-du-Prince-Édouard, remonte au début du 18e siècle alors que ceux-ci commencent à s’y établir.

En 1720, la France commence la construction de la forteresse de Louisbourg au Cap-Breton afin de protéger ses colonies dans le territoire qui couvre aujourd’hui les provinces maritimes. Devant l’absence de terres propices à l’agriculture sur l’emplacement et dans les environs de la forteresse de Louisbourg, les autorités françaises encouragent la colonisation de l’Isle Saint-Jean (devenue plus tard l’Île-du-Prince-Édouard). La terre y était fertile et le territoire constituait une colonie française bien identifiée. Port-Lajoie (dans la baie de Charlottetown) deviendra le centre administratif de la colonie. Ce n’est qu’en 1764 que Charlettetown devint la capitale de cette colonie.

La colonie acadienne de l’Isle Saint-Jean comptait 297 résidents permanents en 1728 et quelques pêcheurs saisonniers. La population a plus que doublé durant les 20 années suivantes pour atteindre 735 habitants en 1748. En Acadie de la Nouvelle-Écosse, les colons français et acadiens constituaient une menace pour le gouvernement anglais qui contrôlait le territoire. Refusant de prêter le serment d’allégeance au roi d’Angleterre, par crainte d’avoir à prendre les armes contre leurs frères français en cas de guerre, plusieurs familles ont préféré s’exiler vers l’Isle Saint-Jean (redevenue française en 1748) plutôt que de vivre continuellement sous la menace d’un déplacement forcé. C’est ainsi qu’en 1756, soit quelques mois après la déportation des Acadiens de la région de Port-Royal, en NouvelleÉcosse, jusqu’à la région de Beauséjour (aujourd’hui le long des frontières du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, la population acadienne de l’Isle Saint-Jean était de 4 400 habitants. En 1758, c’était au tour des Acadiens de l’Isle Saint-Jean d’être déportés. Une fois le calme rétabli et la chasse aux Acadiens dans les bois terminée, plusieurs familles acadiennes, qui avaient échappé à la déportation, sont revenues s’établir dans la région. Plus tard, plusieurs familles traversèrent le détroit de Northumberland pour venir s’établir dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

La présence acadienne dans la région de Charlottetown au cours du siècle qui a suivi cette dernière déportation est plutôt discrète; on retrouve cependant des villages assez bien structurés dans la région de Rustico et de Souris. Mais le phénomène de l’urbanisation qui a pris de l’ampleur en Amérique du Nord, surtout vers le milieu du 20e siècle, n’a pas épargné les régions rurales acadiennes de l’Île. L’attrait et le développement de Charlottetown comme capitale provinciale, où se concentraient les emplois gouvernementaux, ont largement contribué à l’augmentation de la présence acadienne dans la région de Charlottetown.

L’implantation du ministère des Anciens combattants à Charlottetown, au début des année 80, a eu un impact considérable sur la composition de la communauté acadienne et francophone de la région de Charlottetown. Des francophones provenant des provinces atlantiques, du Québec, de l’Ontario et d’ailleurs se sont installés dans la région et l’ont transformée en une région très hétérogène.

C’est ainsi que la population francophone a ressenti la nécessité de se donner des installations capables de répondre à leurs besoins comme communauté linguistique. En 1981 avait lieu l’ouverture d’une école française – l’école François-Buote – dans le sous-sol d’une église de Charlottetown. Au milieu des années 80, la croissance démographique de la communauté acadienne et francophone accentuait les besoins scolaires et communautaires.

Encouragée par les succès des centres communautaires et scolaires au Nouveau-Brunswick (voir Fredericton, 1978, Saint-Jean, 1985, et Miramichi, 1986), la communauté a entrepris les démarches qui ont abouti, en 1991, par l’ouverture du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean avec mission de regrouper sous un même toit les services et les ressources tant scolaires que communautaires.

L'idée d'établir un centre communautaire et scolaire à Charlottetown a été lancée le 9 mai 1981. En 1983, le gouvernement fédéral a offert de financer au moins 50 % des coûts de construction du centre et de signer un protocole d'entente avec le gouvernement provincial.

Les promotteurs du projet ont passé les quatre années suivantes à chercher les ressources financières nécessaires à sa réussite. En 1987, on a relancé le projet avec des assemblées publiques et la création d'un comité de planification. Le comité a soumis son rapport au gouvernement de la province en 1988; le 29 octobre de cette même année, un protocole d'entente a été signé. La construction a commencé en novembre 1988.

Le centre fonctionne depuis l'automne 1991 et il a eu ses cérémonies officielles d'ouverture en mai 1992. Depuis ce temps, le Carrefour a accumulé de nombreux succès. Il s’est donné comme mission de regrouper sous un même toit les services et les ressources, tant scolaires que communautaires, nécessaires au plein développement de la langue et de la culture françaises et acadiennes de la région de Charlottetown-Rustico-Souris et planifier, mettre en valeur, administrer et coordonner le développement général de la communauté linguistique française dans les limites de la région et faciliter l’organisation de manifestations culturelles françaises et d’autres activités communautaires en langue française.

D’une superficie de 5 110 m2 (55 000 pi2), le secteur communautaire représente environ 35 % de l’espace alors que le secteur scolaire en occupe environ 65 %. La construction du Carrefour a coûté environ sept millions de dollars partagés également entre les deux paliers de gouvernement. Les principales sources de financement des activités proviennent du gouvernement fédéral (40 %), des revenus d’activités communautaires et culturelles (39 %) et du gouvernement provincial (16 %). La commission scolaire francophone régionale est propriétaire de l’édifice alors que la gestion administrative est redevable à deux conseils.

La population totale de l’Île-du-Prince-Édouard est de 133 385 (recensement 1991) et la population de la région desservie par le Carrefour est d’environ 40 000. Il y a 5 670 personnes qui ont le français comme première langue parlée et encore comprise auxquelles s’ajoutent 440 personnes qui ont le français et l’anglais comme premières langues parlées et encore comprises. Pour la région de Charlottetown, 1 185 ont le français comme première langue parlée et encore comprise et 145 ont le français et l’anglais comme premières langues parlées et encore comprises. Il y a donc environ 1 330 francophones dans la région de la capitale. Le Carrefour dessert environ 1 000 personnes et une douzaine d’organismes communautaires.

L’impact de la présence du Carrefour de l’Isle-Saint-Jean sur les plans politique, économique, social, culturel et scolaire ne se mesure plus. Si le projet d’un centre scolaire et communautaire de langue française à Charlottetown a suscité une réaction généralement négative au niveau de la communauté anglophone, de même qu’au niveau de la municipalité, il faut dire que celle du gouvernement provincial fut plutôt mitigée alors que celle du gouvernement fédéral était nettement favorable.

Sur le plan économique, il ne fait pas de doute que la présence du Carrefour a apporté beaucoup à l’économie locale par le développement culturel et les différentes activités qui se déroulent au Carrefour et par la création d’emplois. Au plan social et culturel, c’est une contribution significative à la vitalité sociale et culturelle de la communauté; il faut aussi reconnaître la contribution importante que la présence et les activités du Carrefour apportent aux efforts collectifs pour assurer la vitalité linguistique, autant chez les jeunes que chez les jeunes ménages qui s’y installent.

Le nombre grandissant d’élèves qui s’inscrivent aux programmes de garderie, de prématernelle et de maternelle constitue un réseau important et essentiel pour alimenter l’école François-Buote et développer une fierté bien légitime de vivre sa culture et sa langue françaises. Malgré les hésitations et les incertitudes que des individus et des organismes ont pu nourrir devant la possibilité que les Acadiens et francophones de la région de Charlottetown-Rustico-Souris se dotent de mécanismes pour survivre culturellement et linguistiquement, le défi a été relevé et la contribution de la population francophone ne peut que favoriser l’ensemble de la province.

Adresse :. 5, promenade Acadienne
  Charlottetown (Î.-P.-É.) C1C 1M2
Téléphone : (902) 368-1895
Télécopieur : (902) 566-5989
Courriel : s.garneau@carrefour.peicaps.org

- Centre Belle Alliance
- Endroit : Summerside

Ceux qui ont étudié quelque peu l’histoire de la renaissance de l’Acadie se rappelleront qu’en 1884, des milliers d’Acadiens venus de tous les coins de l’Acadie (les provinces maritimes), se sont rencontrés à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, pour jeter les bases d’une nouvelle Acadie. Le deuxième Congrès mondial acadien du 19e siècle adoptait le drapeau tricolore avec l’étoile de Marie comme drapeau acadien et l’Ave Maris Stella comme hymne national de l’Acadie.

Les parents acadiens ont dû avoir recours à des démarches devant la Cour suprême du Canada pour obtenir leur Centre Belle-Alliance de Summerside-Miscouche. Il faut constater que ceux-ci n’ont jamais perdu courage, tout comme leurs ancêtres d’il y a plus de 120 ans.

La région de Miscouche, débordant sur la région de Summerside, n’a jamais cessé de se dire acadienne et de revendiquer des services pour la population francophone, mais rien n’a été automatique. Quoiqu’une certaine vie culturelle acadienne existait depuis longtemps, l’accès aux écoles françaises était plutôt limité. En décembre 1982, un groupe de parents dont les enfants fréquentaient des écoles situées dans la région de Summerside a demandé à l’unité 2 de la Commission scolaire régionale (commission de langue anglaise) d’ouvrir une classe à Summerside où l’enseignement serait dispensé en français. On s’appuyait sur l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. Cette demande fut refusée mais, par contre, on offrait d’inscrire les enfants dans des classes d’immersion ou de voir au transport de ces élèves à une école française à Abram-Village.

En novembre 1994, deux individus de la région de Summerside ont demandé à la Commission scolaire de langue française la création d’une école française pour les élèves de la 1er à la 6e année pour l’année scolaire 1995-1996. Devant le refus, en février 1995, du ministère de l’Éducation d’acquiescer à cette demande, une nouvelle proposition est avancée par la Commission scolaire pour que l’enseignement en français soit dispensé à Summerside grâce à l’école Évangéline. S’inspirant des droits garantis par la Charte canadienne, une poursuite fut intentée contre le gouvernement de l’Île. La décision de janvier 2000 de la Cour suprême du Canada en faveur des parents francophones de Summerside fut accueillie avec grande joie par la population acadienne du milieu. La Cour suprême reconnaissait que la communauté francophone de Summerside avait droit, sur son territoire, à une école donnant une instruction en français.

La prochaine étape fut l’annonce, en 2000, par l’honorable Sheila Copps que Patrimoine canadien accordait 3,9 millions de dollars pour la construction du centre scolaire et communautaire de Summerside. La contribution de la province sera de 2,2 millions de dollars. La nouvelle école ouvrait ses portes en février 2002. Le centre scolaire et communautaire de Summerside-Miscouche regroupe donc sous un même toit toute la programmation, les services et les ressources tant scolaires que communautaires nécessaires au plein épanouissement de la langue et de la culture acadiennes et françaises de la grande région de Summerside. Le centre constitue la pierre angulaire sur laquelle repose l’épanouissement de la communauté de langue française de la région et garantira la croissance de celle-ci.

D’une superficie de 4 180 m2 (45 000 pi2), le Centre Belle Alliance veut contribuer à sauvegarder la culture et la langue françaises par les services d’une bibliothèque, d’un lieu d’expression artistique, d’une école de langue française et de programmes d’éducation des adultes. Aménagé à la fine pointe de la technologie, le Centre scolaire et communautaire Belle Alliance est une solution réaliste à la situation précaire de la francophonie de la région.

La composante scolaire 1 463 m2 (15 750 pi2) comprend six salles de classes pouvant accueillir 150 élèves de la 1er à la 6e année, ainsi que toutes les installations connexes dont gymnase, cafétéria, laboratoires, bibliothèque, salle de l’informatique et salle de musique. Quant à la composante communautaire, celle-ci comprend entre autres des locaux pour une garderie et une maternelle, une salle multi-fonctionnelle, des salles de rencontre, une boutique et des 15 locaux pour le personnel communautaire. Le secteur communautaire, soit les locaux utilisés à la fois par la communauté et l’école, représente 2 466 m2 (26 550 pi2). Le secteur préscolaire occupe 251 m2 (2 700 pi2).

En plus de répondre aux besoins de la population francophone, ce centre offre de nombreux avantages à la population du comté de Prince et à la ville de Summerside. Les occasions de rencontres entre les deux communautés linguistiques sont multipliées par la programmation offerte au Centre. Ce dernier est, en outre, un lieu d’apprentissage et de fréquentation pour un nombre grandissant de personnes bilingues et d’étudiants en classe d’immersion. Sur le plan économique, les intervenants économiques de Summerside peuvent désormais vanter l’aspect francophone de leur milieu et multiplier les occasions d’attirer des entreprises et des services gouvernementaux dans la région.

Quant au modèle organisationnel qui a été implanté, les responsables de la démarche privilégient le modèle en vigueur au Carrefour de l’Île-Saint-Jean situé à Charlottetown. Ce modèle permet à la communauté de participer aux prises de décisions tout en assurant une cohésion entre les secteurs scolaire et communautaire. La commission scolaire de langue française de l’Île est responsable pour le volet scolaire du Centre. La communauté acadienne et francophone de la région a décidé, pour sa part, de fonder une société sans but lucratif qui a comme mandat de voir à la gestion de la composante communautaire et de mettre sur pied des programmes et services en vue de répondre aux divers besoins de la population francophone.

La détermination, pour ne pas dire l’entêtement, des Acadiens et des francophones a encore une fois eut raison des obstacles et des embûches rencontrés sur leur chemin. Une victoire qui permettra de ralentir l’assimilation de la population de Summerside-Miscouche!

Adresse :. 5, avenue Maris Stella
  Summerside (Î.-P.-É.) C1N 6M9
Téléphone : (902) 888-1681
Télécopie : (902) 888-1686
Courriel : daniel@ssta.org

- Centre scolaire-communautaire Évangéline
- Endroit : Abram-Village

L’année 1960 est une date importante dans l’histoire de la région Évangéline à l’Île-du-Prince-Édouard. Cette année-là, la région se dotait d’une école de niveau secondaire pour accueillir les élèves provenant des 12 petits districts scolaires acadiens. Chacun de ces districts avait son école, mais aucune n’offrait de classes au-delà de la 10e année. Cette école, située à Abram-Village, porte le nom d’école Évangéline, d’après la légendaire héroïne acadienne créée par le poète américain Henry Wadsworth Longfellow. Toute la région est maintenant connue comme « région Évangéline ».

La fondation de la région Évangéline remonte à 1812, alors que des Acadiens établis autour de la baie de Malpèque, sur la côte nord de l’île, ont fondé deux paroisses connues aujourd’hui comme Baie- Egmont et Mont-Carmel. L’arrivée des familles acadiennes dans la région Évangéline est une conséquence directe du système foncier du type seigneurial implanté dans l’île en 1767 par la Grande-Bretagne. Ces familles se sont pliées bon gré mal gré aux exigences des différents propriétaires qui se sont succédés. En arrivant dans ce coin inhabité de l’île, la plupart des familles acadiennes s’établissent à titre de squatters, c’est-à-dire illégalement. Plusieurs décennies s’écoulèrent avant que les Acadiens puissent obtenir des terres et s’enraciner dans leur coin de pays.

L’enseignement offert dans les petites écoles de canton jusqu’au milieu du 20e ne suffisant plus à donner aux Acadiens la formation nécessaire pour occuper leur part du marché du travail, le concensus de 1960 est venu combler une lacune longtemps constatée. Lors de la première rentrée scolaire, la nouvelle école accueillait 96 élèves inscrits de la 9e à la 11e année. On agrandissait l’édifice en 1964 puis, en 1967, on érigeait l’école élémentaire Évangéline.

En 1971, une étude exhaustive sur l’avenir du système scolaire fut menée afin de mieux définir le rôle que les écoles acadiennes auraient à jouer et l’avenir de l’unité 5. Celle-ci fut reconnue l’année suivante comme unité distincte (donc acadienne). À la suite d’une deuxième étude menée en 1975, le ministère de l’Éducation reconnaissait le bien fondé des demandes du conseil scolaire acadien et, le 7 octobre 1977, on procédait au début de la construction de l’extension qui permettrait de joindre les deux écoles Évangéline, ajout qui a coûté tout près d’un million et quart de dollars. La nouvelle installation s’appellera le « Centre d’éducation Évangéline ».

Le besoin d’ajouter des services complémentaires à l’éducation de la jeunesse se fait sentir non seulement au niveau des jeunes mais aussi de la population adulte. En 1995, la Coopérative du Centre des Arts Évangéline organise une première rencontre avec la Commission scolaire de langue française afin de discuter de la création d’un centre scolaire et communautaire dans le Centre d’éducation Évangéline. À cette rencontre, un comité de travail est constitué de représentants de la Commission scolaire de langue française, de la Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard, du comité des Acadiens et Acadiennes de la région Évangéline et de la Coopérative du Centre des Arts Évangéline. Il se donne comme mandat de préciser la structure qui répondra aux besoins exprimés, d’étudier les besoins en ressources humaines et d’identifier les besoins financiers et les possibilités de financement.

En 1996, on procède à la fondation du Conseil scolairecommunautaire Évangéline avec mission d’administrer la composante communautaire du Centre d’éducation Évangéline ainsi que la promotion de la langue et de la culture de la région Évangéline. Des locaux du Centre d’éducation Évangéline sont désignés comme locaux communautaires. Le mandat du Centre est donc d’administrer la composante communautaire du Centre d’éducation Évangéline et d’assurer la mise sur pied de programmes et services en vue de privilégier l’épanouissement de la communauté acadienne et francophone de la région Évangéline.

Le Centre scolaire-communautaire Évangéline comprend une superficie de 9 290 m2 (100 000 pi2). Il va de soit que l’école occupe la majeure partie du complexe alors que la communauté et la population scolaire se partagent des services et locaux communs. C’est ainsi que plusieurs nouveaux services sont offerts à la population acadienne de la région Évangéline, populations scolaire et adulte. La population de la région desservie par le Centre est de 3 000, dont 2 700 sont francophones. Des activités éducatives, sociales, culturelles, sportives et commerciales se déroulent au Centre.

Il va sans dire que les activités qui entourent le Centre scolaire-communautaire Évangéline contribuent à développer, chez la population qui le fréquente, une nouvelle prise de conscience de sa culture acadienne et de la langue française. Elles permettent aussi de développer une fierté, surtout chez les jeunes, de l’appartenance à cette culture vieille de près de 400 ans en Acadie des Maritimes. L’assimilation qui ronge toujours la population francophone provinciale – quelque 5 000 francophones sur une population totale de 125 000 habitants – n’est pas pour autant enrayée, mais elle est certainement ralentie. Il y a encore beaucoup d’espoir.

Adresse :. C. P. 124
  Abram-Village ( Î.-P.-É.) C0B 2E0
Téléphone : (902) 854-2166
Télécopieur : (902) 854-2981
Courriel : csce@teleco.org