- Centre scolaire-communautaire de Kingston
- Endroit : Kingston

Les racines francophones de Kingston en Ontario remontent au
17e siècle, alors que le comte de Frontenac, gouverneur de la
Nouvelle-France, voulut établir un poste fortifié sur les rives du lac
Ontario. C’était en 1673, alors qu’accompagné de 400 soldats
français du régiment Carignan-Salières, il installa un poste à Kingston.
Jusqu’à la fin du régime français en 1812, Kingston était un centre
francophone débordant d’activités.
Même si la présence française s’est maintenue, quoique souvent de
façon discrète, il faudra attendre l’après-guerre, en 1945, pour un
retour en force de la francophonie. Ces nouveaux colonisateurs,
attirés par l’économie du textile, venaient en grande partie du
Québec et du nord de l’Ontario. Depuis, la communauté francophone
de Kingston n’a cessé de grandir et de s’émanciper, surtout au cours
des 25 dernières années. Le moment était venu de se prendre en
main, de se donner des structures et d’aller dans la même direction.
Avec une population francophone de la grande région des Mille-Îles,
qui peut facilement atteindre 25 000, les besoins de la région
immédiate de Kingston (4 800 au recensement de 1996) se
faisaient de plus en plus urgents; il fallait trouver une solution
pratique et abordable. (Il est bon de mentionner que les militaires
francophones au Collège militaire royal du Canada à Kingston et les employés de la Défense
nationale, sans compter les étudiants francophones à l’Université
Queen’s, ne figurent pas au recensement de Kingston.)
Les francophones de Kingston ont donc commencé à s’organiser. Une
paroisse catholique de langue française, la paroisse Saint-François
d’Assise, fut fondée vers 1949. L’école Cathédrale, offrant une
formation en français aux niveaux primaire et secondaire, a été le
précurseur du rêve qui devait se réaliser dans les années 90. Depuis
le début des années 80, plusieurs organismes et les leaders de la
communauté francophone cherchaient les moyens de se donner un
chez-soi bien particulier où les gens pourraient se rassembler,
échanger et offrir des services scolaires, culturels et communautaires.
Le projet d’un centre scolaire-communautaire mijotait depuis quelques
années. Le Centre culturel Frontenac était alors l’organisme qui chapeautait
tous les groupes communautaires (et scolaires). Créé en 1978, et
incorporé en 1980, le Centre culturel Frontenac s’était donné comme
objectif d’offrir à la population francophone de Kingston et de la
région des Mille-Îles un lieu de rassemblement et de prestation de
services culturels et communautaires.
Pour sa part, un groupe formé en 1988 s’était mis résolument à la
tâche (en 1989) d’obtenir un centre scolaire-communautaire qui, en
plus d’offrir toute la gamme des services scolaires, culturels et
communautaires, permettrait de faire la promotion de la langue et de
la culture françaises. Le rapport de la firme Leroux, mandatée pour
définir le projet d’un centre scolaire-communautaire, ne faisait pas
concensus. Les divisions scolaires (catholique-publique) étaient déjà
très vives. Un processus de clarification et de choix finaux fut alors
enclenché en janvier 1992, puis le projet d’un centre scolaire-communautaire
fut entériné lors d’une grande réunion publique
réunissant plus de 300 personnes.
Le Centre culturel Frontenac sera le propriétaire de la partie non
scolaire du Centre scolaire-communautaire de Kingston alors que les
deux sections de langue française des conseils séparé et public seront
propriétaires de chacune de leur école secondaire. (Éventuellement,
l’école publique ne sera pas intégrée au complexe du Centre).
Les démarches sont alors entreprises auprès du ministère du
Patrimoine canadien afin d’obtenir les fonds nécessaires pour aller de
l’avant. À cet effet, le Centre culturel Frontenac devra apporter des
modifications à sa structure pour se qualifier afin de recevoir les fonds du gouvernement fédéral pour le projet du centre scolairecommunautaire.
En même temps, la communauté lui demande de
continuer d’assumer une certaine cohésion communautaire, d’offrir
une réelle programmation culturelle et de mener à terme le projet du
futur centre scolaire-communautaire.
En décembre 1993, la section de langue française du Conseil
catholique obtient sa subvention pour construire l’école secondaire
Marie-Rivier. Entre temps, le Centre culturel Frontenac embauche, en
1994, un directeur et une agente de programmation. Puis, en janvier
1994, c’est au tour du Centre de se voir confirmer sa subvention
(598 000 dollars) du gouvernement fédéral. En mai, à la suite du
transfert du Collège militaire royal de Saint-Jean à Kingston, un
montant additionnel de 400 000 dollars est ajouté par le fédéral pour
la construction d’un théâtre (l’Octave) qui sera éventuellement
partagé par les principaux usagers.
Comme on peut s’y attendre, tout n’est pas au beau fixe entre les
principaux intervenants, c’est-à-dire le Conseil des écoles
(catholiques) séparées, le Conseil des écoles publiques et la section
de langue française publique, ce qui incite le ministère de l’Éducation
de l’Ontario à ne pas donner d’argent pour l’école publique. L’année
1995 sera consacrée principalement aux négociations de copropriété
avec le conseil scolaire afin de rencontrer les conditions pour
l’obtention des subventions gouvernementales. Le ministère de la
Culture de l’Ontario accorde sa subvention de construction en pleine
campagne électorale, c’est-à-dire 24 heures avant l’élection du
gouvernement de Mike Harris.
En octobre 1995, à l’approche du référendum au Québec, le Centre
obtient la subvention du gouvernement de l’Ontario. La construction
débute le 5 décembre 1995. Construit dans le parc industriel, le
complexe du Centre scolaire-communautaire de Kingston couvre
6 442 m2 (69 345 pi2) et regroupe sous un même toit le Centre
culturel Frontenac et l’école secondaire catholique Marie-Rivier en plus
du théâtre l’Octave. Bien que deux entités indépendantes, avec leur
administration respective, chacune est propriétaire de ses installations
et partage l’utilisation du théâtre l’Octave. (Deux écoles non reliées
au complexe du centre – l’école Madeleine De Roybon, école
publique pour les francophones, et l’école Mgr Rémi-Gaulin, pour les
francophones catholiques – dispensent l’enseignement au niveau
primaire).
Le secteur scolaire du Centre scolaire-communautaire de Kingston
occupe 5 226 m2 (56 257 pi2) alors que le secteur communautaire
(locaux utilisés à la fois par la communauté et l’école) occupe 616 m2
(6 626 pi2) et le secteur préscolaire (maternelle, prématernelle et
garderie) 600 m2 (6 462 pi2). Le centre scolaire-communautaire est
maintenant en mesure de répondre aux besoins de sa population qui
compte une trentaine d’organismes. Pour sa part, le Centre culturel
Frontenac, en collaboration avec des partenaires de plus en plus
nombreux, offre une gamme de services et d’activités culturelles
permettant à la population francophone de la région de développer
leurs goûts du beau et de la culture et leurs talents dans une ambiance
française.
L’impact de la présence de ce complexe et son influence dans le milieu
se manifestent déjà par une participation accrue aux activités
culturelles et communautaires, par une fierté retrouvée de son
appartenance à la langue et à la culture françaises et par une
augmentation du nombre d’élèves qui s’inscrivent à l’école Marie-
Rivier. De plus en plus, la majorité anglophone reconnaît la présence et
l’apport que les francophones et francophiles apportent. Tout
récemment, en décembre 2002, le directeur général du Centre culturel
Frontenac, Francis Beaulieu, et Marie-Noël St-Cyr, directrice de l’école
Marie-Rivier, devenaient les premiers francophones a être nommés au
bureau des gouverneurs du conseil d’administration de l’Hôpital
général régional de Kingston. Oui, les rêves des pionniers sont en train
de se réaliser. La relève est déjà amorcée.
| Adresse :. |
711, avenue Dalton |
| |
Kingston (Ont.) K7M 8N6 |
Téléphone : (623) 546-1331
Télécopieur :(613) 548-7038
Courriel : info@centreculturelfrontenac.com
Site Web : http://www.centreculturelfrontenac.com
- Centre Desloges
- Endroit : London

La situation minoritaire des francophones de London (Ontario) est
semblable à plusieurs autres communautés francophones au Canada.
La différence, c’est la façon dont les francophones ont abordé leur
situation minoritaire et ont pris les moyens pour se donner les
structures pour s’en sortir.
La promulgation du règlement 17, en 1912, interdisant
l’enseignement du français dans les écoles de l’Ontario, a déclenché
un mouvement de résistance unique et original au début du dernier
siècle dans cette région à forte proportion anglophone. On attribue
aux soeurs Diane et Brigitte Desloges le mérite d’avoir organisé le
mouvement de résistance à leur école (Guignes) à Ottawa.
Sommées de quitter l’école à la suite du règlement 17, un
contingent de 12 policiers est arrivé un 5 janvier 1916 pour
expulser de force les soeurs Desloges. Un groupe de femmes armées
d’épingles à chapeaux les attendaient. Cette bataille épique s’est par
la suite poursuivie à Green Valley, à Sanbdwich puis à la porte de
toutes les écoles de campagne où les femmes montaient la garde
pour assurer le droit de dispenser l’enseignement en français. C’est
en l’honneur de ces deux enseignantes qu’on a donné le nom de
Desloges au centre communautaire de London.
Les francophones de la région de London constituait une
communauté dispersée d’environ 5 000 personnes de langue
française, avec environ 25 000 autres personnes ayant une
connaissance de la langue française. Leur situation avait les
caractéristiques suivantes :
• Communauté francophone dispersée
• Beaucoup de mariages mixtes
• Méconnaissance des droits en matière de langues officielles
• Présomption que les services en français n’existent pas ou qu’il
faudrait attendre trop longtemps avant des les obtenir
• Communauté de plus en plus multi-culturelle
• Plusieurs organismes francophones plus ou moins efficaces
Voilà autant de raisons qui ont amené quatre partenaires à
conjuguer leurs efforts pour doter la région de London d’un centre
communautaire regroupant plusieurs services parfois disparates, mais
surtout dispensés dans différents locaux et dans différents coins de
la région de London.
Par contre, le comité directeur qui militera pendant une dizaine
d’années avant de voir se réaliser le rêve d’un regroupement, sous un
même toit, de services essentiels à la survivance et au développement
de la langue et de la culture françaises, ne partait pas de zéro. La
population francophone s’était déjà donné certains services
éducationnels et religieux. On comptait déjà quatre écoles élémentaires
– Académie de la Tamise, école Frère-André, école Marie-Curie et école
Sainte-Jeanne-d’Arc – et deux écoles secondaires – école Mgr Bruyère
et école Gabriel Dumont. L’Association canadienne-française de l’Ontario
(ACFO) veillait elle aussi à préserver et à promouvoir la francophonie
dans la région. Les jeunes parents pouvaient confier leurs tout-petits à
deux centres de garde. Les francophones et francophiles avaient leurs
comités et regroupements de minorités ethno-culturelles. Il manquait
cependant un lien, une structure qui les regroupait et qui s’assurerait
que tous allaient dans la même direction.
L’année 1990 marque en quelque sorte le début officiel des
démarches qui aboutiront à l’ouverture officielle, en 1999, du
Centre Desloges. Le premier jalon fut la signature d’un protocole
d’entente entre la Section de langue française (SLF) catholique et la
Section de langue française publique. L’ACFO London-Sarnia
s’engage pour sa part à représenter la communauté francophone de
London. Le rapport Bisson sur la faisabilité du projet d’un centre
communautaire, réalisé en 1991, a fourni les éléments positifs pour
lancer, l’année suivante, une campagne de collecte de fonds pour
réaliser le projet. Encouragés par les résultats de cette campagne, les
promoteurs du projet procédaient, en 1993, à une consultation
publique pour déterminer l’emplacement idéal pour le futur centre et
embauchait une coordonnatrice du projet.
L’appui financier du gouvernement de l’Ontario, par l’entremise du
ministère de l’Éducation et de la Formation, fut très important dans
la démarche en vue de réaliser le projet envisagé. Le ministère
octroya, en 1994, une somme de quatre millions de dollars aux
deux conseils scolaires de London afin de lancer définitivement le
projet d’aménagement. Au mois de juin de la même année (1994),
un comité fondateur fut mis sur pied avec le mandat de fonder le
Centre communautaire régional de London; ce comité devint le
responsable officiel du volet communautaire du projet.
Une prochaine étape fut l’incorporation, le 10 novembre 1994, du
centre communautaire et l’obtention du statut d’oeuvre de
bienfaisance en février 1995. Une autre étape importante fut la
signature, durant le même mois, de l’Accord de coopération entre la
Section de langue française (SLF) publique, la SLF catholique, le
Centre communautaire régional de London et la Communauté de
Sainte-Marguerite d’Youville. Au mois d’août, on aménageait le centre
communautaire dans de nouveaux locaux sur la rue First, à London.
Grâce à des fonds obtenus de Patrimoine canadien en janvier 1996,
le comité compléta l’élaboration de la structure organisationnelle du
centre scolaire-communautaire. Au cours d’une réunion publique tenue
l’année suivante, on avait à choisir le site du futur centre scolaire-communautaire.
On opta pour le site de l’école Mgr Bruyère. À la suite
d’une deuxième campagne de collecte de fonds et à l’octroi de 474
500 dollars de Patrimoine canadien, on procédait en 1998 au début
des travaux de construction et de rénovation de l’école Mgr Bruyère.
La première rentrée scolaire dans les nouveaux locaux fut effectuée
en 1999. C’est également durant la même année qu’eut lieu la
bénédiction de la chapelle Sainte-Marguerite d’Youville et l’ouverture
officielle du Centre Desloges.
Le mandat que s’est donné le Centre est englobant : le Centre se
donne comme mission, entre autres, de sauvegarder, d’enrichir et de
promouvoir la culture française dans la ville de London et les comtés
environnants; de contribuer activement à l’épanouissement général
de la communauté francophone et francophile de la région; de
mettre en oeuvre, d’élaborer et d’offrir des activités et des
programmes culturels, éducatifs, récréatifs et spirituels ainsi que
sociocommunautaires et de faciliter l’accueil et l’intégration des
francophones dans la ville de London.
La formule de financement pour l’aménagement du Centre Desloges
est particulière. Le Conseil scolaire de district des écoles catholiques
du Sud-Ouest est le propriétaire du terrain et de l’édifice de départ.
Les partenaires sont propriétaires de leurs nouvelles constructions et
versent un loyer symbolique d’un dollar par an pour le terrain. Le
même conseil a versé 3 581,47 $ pour financer la construction de
la partie catholique alors que le Conseil scolaire du district du Centre
Sud-Ouest a versé 364 0l4,15 $ pour la partie publique. Le Centre
communautaire, pour sa part, a versé 589 803 dollars tandis que la
paroisse Sainte-Marguerite d’Youville a versé 64 000 dollars.
Chaque partenaire à son propre conseil d’administration, mais les
partenaires ont un Comité central de gestion. Deux écoles se
retrouvent dorénavant sous un même toit, soit l’école secondaire
Mgr Bruyère, avec ses 250 élèves, et l’école secondaire Gabriel-
Dumont, avec 158 élèves.
La chapelle Marguerite d’Youville, au Centre Desloges, relève de la
paroisse St. Michael de London. C’est la seule paroisse francophone
sur un total de 16 paroisses catholiques. Depuis son ouverture au
Centre, la chapelle attire des paroissiens et des paroissiennes des
paroisses environnantes pour les services de fin de semaine.
L’ensemble du complexe représente 6 470 m2 (69 645 pi2). Les
locaux communautaires, c’est-à-dire qui servent à la fois au
communautaire et à l’école, occupent 1188 m2 (12 788 pi2);
l’école à proprement dite occupe 5 282 m2 (56 957 pi2). Même si
le Centre Desloges ne fait que prendre son envol, on note déjà un
rassemblement des forces vives de la communauté francophone de
London. Le défi a été relevé; les structures sont en place afin de
favoriser non seulement la rétention de la langue et de la culture
françaises, mais aussi, et surtout, l’épanouissement de ces dernières.
| Adresse :. |
920, rue Huron |
| |
London (Ont.) N5Y 4K4 |
Téléphone : (519) 675-3815
Télécopieur : (519) 673-1475
Site Web : www.ccrlondon.on.ca

- Centre Notre Place
- Endroit : Mississauga

La situation politique dans la province de Québec durant les
années 70 a engendré la venue de francophones dans la région de
Peel (Ontario). En effet, plusieurs sociétés appartenant à des
anglophones ont craint la nouvelle loi faisant du français la seule
langue officielle des affaires au Québec et ont déménagé leur siège
social en Ontario. Plusieurs employés francophones ont suivi le
déménagement, augmentant considérablement le nombre de
francophones dans la région. Un bon nombre de francophones du
Nouveau-Brunswick sont aussi venus grossir les rangs francophones
durant ces années. Le secteur manufacturier, la vente au détail et la
vente en gros, les secteurs de services, la santé et les services
sociaux sont les principales industries de la région.
Dès la fin des années 60 (1968-1969), un regroupement de
francophones, nommé le Club à la Claire Fontaine existait déjà dans
la région. Il organisait des activités sportives, sociales et culturelles
en français. C’est grâce aux efforts de cet organisme que la
première école élémentaire de langue française à Mississauga
prenait racine en 1973. La même année, le Cercle de l’Amitié a été
fondé à Brampton pour offrir le même genre d’activités.
Dans les années 90, la paroisse Sainte-Famille, qui louait des locaux
dans un quartier industriel pour offrir des services religieux en
français, l’école secondaire Sainte-Famille (aussi logée dans des
locaux temporaires) et le Cercle de l’Amitié étudiaient la possibilité
d’avoir leurs propres locaux. Après consultation auprès de la
communauté francophone, celle-ci décidait de combiner les efforts de
chacun afin de se regrouper sous un même toit. Au printemps 1994,
la communauté donne un mandat au comité de poursuivre la mise
en oeuvre d’un centre scolaire-communautaire et une demande
officielle de financement est présentée au ministre de l’Éducation et
de la Formation de l’Ontario, de même qu’à Patrimoine canadien et
au ministère des Affaires civiques, de la Culture et des Loisirs de
l’Ontario.
Le financement est approuvé en février 1995 et les plans et devis
vont de l’avant et le Conseil scolaire Dufferin & Peel fait l’achat du
terrain du futur centre. C’est au cours de la deuxième assemblée
publique, tenue en juin 1995, que le nom de Centre scolairecommunautaire
Notre Place est choisi. Le comité directeur ne se
décourage pas lorsque le ministère de l’Éducation et de la Formation
retire, quelque mois plus tard, le financement pour la construction de
garderies en province suivi, en mars 1996, par un moratoire sur la
construction de nouvelles écoles.
Ce moratoire, selon le Conseil scolaire Dufferin & Peel, contrevenait
à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés. La cour
donna raison au requérant et ordonna au ministère de débloquer les
fonds pour la construction de l’école secondaire Sainte-Famille et par
le fait même, Notre Place. Deux mois plus tard, en août 1996, on
procédait au début des travaux du complexe Notre Place et l’entrée
des étudiants dans leur nouvelle école secondaire Sainte-Famille
suivait en septembre 1997. L’ouverture officielle avait lieu le
25 octobre 1997 regroupant ainsi sous un même toit l’école Sainte-
Famille, le Cercle de l’Amitié et les bureaux et services religieux de
la paroisse Sainte-Famille.
La mission du Centre est très claire : assurer le rayonnement de la
communauté francophone de tous les âges par la mise en commun
de services en français, diversifiés, accessibles, sous un même toit.
Puisque la municipalité n’offre pas de services en français et que le
gouvernement provincial accorde peu d’attention à la question du
français, le rôle du Centre scolaire-communautaire Notre Place
devient de plus en plus essentiel.
L’ensemble du complexe couvre une superficie de 7 240 m2
(77 932 pi2) dont 6 608 m2 (71 132 pi2) est occupé par l’école
Sainte-Famille. La paroisse occupe 335 m2 (3 600 pi2) et le Cercle de
l’Amitié 297 m2 (3 200 pi2). Construit au coût de 13,404 millions de
dollars, dont 3,7 millions de dollars pour l’achat du terrain, Notre Place
est situé dans un quartier résidentiel de Mississauga et dessert une
population francophone de plus de 15 000. Le personnel du centre
communautaire comprend une coordonnatrice à temps plein, deux
employés et une étudiante à temps partiel et 13 animatrices
parascolaires (avant et après les heures d’école, dans cinq écoles).
C’est le centre communautaire qui s’occupe de la gestion.
Le Centre Notre Place offre un éventail de services et contribue au
maintient des acquis pour les francophones. Il défend les droits des
francophones et leur permet de vivre le plus possible en français
dans ce milieu anglophone. Les activités sociales, culturelles et
scolaires sont des moyens pratiques de contrer l’assimilation toujours
présente dans une région à forte majorité anglophone de près de
600 000 personnes.
Avant l’arrivée du Centre scolaire-communautaire Notre Place, la
population française pouvait quand même compter sur trois écoles
élémentaires catholiques, soit l’école René-Lamoureux, l’école
Sainte-Jeanne d’Arc et l’école Saint-Jean-Baptiste, en plus de l’école
secondaire Sainte-Famille, ouverte en 1989, qui, comme on l’a vu,
était logée dans des locaux temporaires. Pour sa part, les conseils
scolaires de langue anglaise offraient des programmes d’immersion.
Depuis 4 à 5 ans, il y a deux autres écoles élémentaires et une
école secondaire de langue française sous le système public, c’est-àdire
non catholique. On trouve également le Collège du Savoir, un
centre d’alphabétisation populaire et deux conseils scolaires de
langue française. Enfin, on retrouve d’autres organismes qui
viennent s’ajouter aux services en français comme le club du Bel âge
de Peel, le Nouveau Théâtre d’Occasion, le mouvement scout, etc.
| Adresse :. |
1780, boulevard Meadowvale |
| |
Mississauga (Ont.) L5N 7K8 |
Téléphone : (905) 542-1844
Télécopieur : (905) 542-8896
Courriel : cercle_1999@yahoo.com
