Le concept des centres communautaires et scolaires est né dans l'Est canadien à la fin des années 1970. Dans la mosaïque de la couverture de ce livret, le faisceau de ce premier phare situé en Acadie se projette vers les Prairies et l'Ouest canadien, où de nombreux centres se sont ensuite ajoujtés. Les activités communautaires et scolaires qui y sont illustrées sont des témoignages à la grande vitalité de la francophonie des 25 communautés présentées. Les livrets sont disponibles dans les bibliothèques desservant les communautés mentionnées.

  Avant-Propos
Introduction

- Avant-propos

C’est à l’automne 2001, à une quinzaine de mois du lancement des fêtes du 25e anniversaire du premier centre communautaire et scolaire du pays, le Centre communautaire Sainte-Anne, à Fredericton, que surgit l’idée de publier un profil des institutions qui, depuis ces 25 dernières années, permettent à des francophones de régions minoritaires d’un bout à l’autre du pays de préserver leur langue et leur culture.

Grâce aux contributions de Patrimoine canadien, de la Société de développement régional du N.-B. et du ministère de l’Éducation du N.-B., cette publication intitulée « Les phares communautaires et scolaires du Canada » se veut un document de bibliothèques et d’archives, notamment dans les régions où sont situés les centres qui y sont présentés.

Il est agréable de constater que les graines semées à Fredericton il y a plus de 25 ans ont, aujourd’hui, germé d’un océan à l’autre, de Terre-Neuve-et-Labrador à la Colombie-Britannique. Dans plusieurs cas, ce sont des institutions qui répondent à l’une ou l’autre des définitions administratives identifiées dans l’ouvrage intitulé : « Une analyse critique de sept modèles de gestion de centres scolaires communautaires » de Renée Delorme (Patrimoine canadien) et Yvonne Hébert (Université de Calgary). Nous avons aussi consulté l’ouvrage : « Le centre scolaire communautaire et la formation des citoyennes et citoyens : Solution ou non? », des mêmes auteures.

La récente étude de Ronald Bisson sur les facteurs déterminants conduisant au succès des centres scolaires-communautaires, nous a également permis de confirmer l’étendue de la présence des centres à l’échelle du pays.

D’autres ouvrages, comme celui d’Annie Pilote, intitulé « L’analyse politique des centres scolaires et communautaires en milieu francophone minoritaire », ou encore le texte « Les centres scolaires et communautaires : outils de développement » signé Clarence Léger dans la revue Éducation et Francophonie, de l’ACELF (déc. 1989), ont aussi été consultés.

Le lecteur remarquera néanmoins l’absence de telles institutions dans le milieu québécois. On y retrouve des services de loisirs, de culture et de vie communautaire dans le voisinage d’une école, mais nous n’avons identifié aucune institution répondant aux critères de gestion reconnus.

Il faut aussi noter la présence de d’autres institutions, dans certaines provinces, qu’on identifie comme « centres scolaires-communautaires ». Dans de nombreux cas, c’est à cause d’une plus grande utilisation communautaire de l’école traditionnelle qu’on est venu à s’identifier comme « centre scolairecommunautaire ». Mais la gestion de ces établissements est, généralement, uniquement scolaire.

Il est d’ailleurs intéressant que l’on retrouve dans les textes cette inconsistence : centre scolaire-communautaire, centre scolaire communautaire, centre communautaire-scolaire, centre communautaire scolaire, centre communautaire et scolaire. Nous tentons de respecter ce que les gens locaux ont indiqué dans leurs textes.

Je désire remercier l’équipe de production. Deux personnes expertes dans le domaine ont facilité mon rôle de coordonnateur : le premier directeur général du Centre communautaire Sainte-Anne, Conrad LeBlanc, et le premier président du conseil d’administration du Centre, Bernard Poirier. Conrad a vu à l’élaboration du questionnaire et à la sollicitation des premières données; Bernard en a été le rédacteur infatigable. Merci aux agents de Patrimoine canadien, qui ont aidé à bâtir des ponts.

Cet ouvrage se veut avant tout un hommage aux pionniers, aux bénévoles et aux parents qui se sont donnés sans compter pour procurer ces outils communautaires et scolaires qui aident, aujourd’hui, à préserver et à faire avancer la langue et la culture françaises dans ces communautés linguistiques minoritaires.

Paul-Émile Thériault
Coordonnateur


- Introduction

Tout comme l’aménagement des centres scolaires-communautaires a supposé une collaboration de plusieurs intervenants, la rédaction de ce livret a elle aussi fait intervenir plusieurs dirigeants et chefs de file des communautés francophones en milieu minoritaire à travers le Canada qui se sont dotées de structures physiques et administratives leur permettant de mieux assurer leur épanouissement comme communauté de langue française.

Un premier questionnaire exploratoire fut distribué pour identifier les centres scolaires-communautaires qui semblaient répondre aux critères des données à notre disposition. Un merci spécial aux bureaux régionaux de Patrimoine canadien qui nous ont grandement aidé à établir cette première liste de contacts.

Un questionnaire plus détaillé fut ensuite acheminé à tous les centres scolaires-communautaires francophones au pays que la première phase nous avait permis d’identifier. C’est cet outil qui nous a permis de recueillir les principales données entourant l’établissement de ces complexes et d’en connaître les dimensions et le fonctionnement.

Ce fut ensuite l’étape la plus laborieuse! Recueillir des données et rédiger des textes au gré de moyens qui ne sont pas toujours les mêmes pour chaque centre. Nous avons tenté de faire confirmer tous les menus détails retenus, mais dans quelques cas nous reproduisons le plus fidèlement possible les données qui nous ont été transmises ou qui ont pu être relevées de sites Internet de certains centres.

Nous avons aussi voulu identifier les services offerts par ces centres à leurs clientèles, aussi bien adulte qu’estudiantine. Des tableaux de données ont été préparés pour résumer les réalités et les services offerts par les centres. Les lecteurs peuvent consulter les tableaux « Dates, surfaces et statistiques scolaires » et « Services offerts par les centres » qui suivent la présentation de l’est à l’ouest.

Enfin, nous avons voulu situer les centres dans un contexte sociolinguistique et sociopolitique et culturel.

Puis il y a eu la ronde de cueillette de photos. Nous osons espérer que les images choisies permettent de mettre un visage sur ces « phares scolaires-communautaires du Canada ».

L’aménagement de ces centres dans des milieux « anglicisants » témoigne des convictions des francophones non seulement de ne pas abandonner leur langue et leur culture, mais de trouver les moyens de favoriser leur plein épanouissement. Cet aboutissement fut parfois long et laborieux. C’est donc tout à l’honneur de ceux qui n’ont jamais perdu espoir.

D’ailleurs, nous avons pris note que d’autres communautés francophones sont à l’étape de la planification de projets d’un centre scolaire-communautaire pour répondre à leurs besoins. Nous vous en présentons quatre. C’est, ici aussi, tout à leur honneur.

Puisque la vitalité de nos communautés francophones en milieu minoritaire est en constante évolution, ces courts profils permettent de faire connaître les fondements d’une société francophone qui se prend en main. Puisse ce trop court ouvrage redonner espoir aux communautés qui n’ont pas encore franchi cette étape importante de leur épanouissement culturel et linguistique.

Bernard Poirier
Rédacteur

* Tous les textes sont tirés de la publication Les phares communautaires et scolaires du Canada.

 

Dernière mise à jour le 9 février 2004
Patrick Chiasson